Tout se perd, rien ne se perd !

Construire, transformer, démolir, font partie de l’histoire de l’architecture. Pour des raisons urbanistiques, techniques, esthétiques, économiques…,  des édifices doivent être détruits, afin de faire place à de nouvelles constructions, aux espaces verts, aux voies de circulation,… ainsi va le cycle de vie des villes et des territoires. RIEN A PERDRE DETAIL 2

Si dans le passé, des merveilles architecturales ont été anéanties, ce n’est (presque) plus possible aujourd’hui et c’est heureux. Les autorités, les associations de préservation du patrimoine, tout un chacun même, veillent à ce que les constructions remarquables soient sauvées des attaques des promoteurs immobiliers trop souvent avides de profit et peu respectueux du patrimoine architectural.

Et quand un bâtiment doit être malgré tout sacrifié, rien ne se perd. Car il existe en Belgique des entités, comme Opalis, Rotor ou réemploi-construction pour prolonger la vie de certains matériaux.

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Réalisés par Val Saint Lambert à Seraing (Belgique), ces briques de verre étaient destinées à être utilisées comme inserts dans des panneaux de béton pour créer des jeux de lumière. Ils sont parfaits pour réaliser des appliques murales, des tables basses, des cloisons lumineuses et d’autres objets de décoration, ou tout simplement comme objets de décoration.

L’objectif du site Opalis est de faciliter le recours à des matériaux de réemploi dans des projets de construction et de rénovation. Pour ce faire, le site propose un annuaire des opérateurs professionnels qui vendent des matériaux de construction issus du démontage d’anciens aménagements ou bâtiments. Il fournit également de la documentation technique sur les produits de construction les plus courants sur le marché du réemploi, recense des réalisations récentes qui mettent en œuvre de façon inspirante des matériaux de réemploi.

RIEN A PERDRE DETAIL 6Créée en 2017, «Plateforme Réemploi» rassemble les acteurs engagés dans le développement d’une économie circulaire pour les composants de construction en Région de Bruxelles-Capitale. Elle est actuellement constituée d’une petite vingtaine d’entités aux profils variés : centres de recherche, fédérations, acteurs du secteur associatif, professionnels du bâtiment, distributeurs de matériaux, organismes de formation, institutions publiques, etc.

RotorDC, pour Deconstruction/Consulting, basée à Bruxelles, est une société coopérative entièrement détenue par ses salariés. Cette entité collabore avec des entrepreneurs, des entreprises et des organisations à but non lucratif pour agir en tant qu’élément central d’un écosystème régional pour la réutilisation à grande échelle des matériaux de construction. Alors qu’à ses débuts en 2014, RotorDC vendait presque exclusivement des matériaux démantelés par ses propres ouvriers, son magasin commercialise désormais également des matériaux de plusieurs autres fournisseurs tels que des entrepreneurs en démolition et des sociétés immobilières.

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Que ce soit en Belgique ou à l’international, via des plateformes d’échange, de vente ou d’achat de matériaux, tout entrepreneur professionnel ou privé peut maintenant gérer et valoriser ce qui était il y a peu considéré comme déchets de construction, carrelages, parquets, briques, belles pierres, éclairages, sanitaires, quincaillerie, plaquages, escaliers, radiateurs, portes,… Rien à perdre, tout à gagner.

Copyright photos: RotorDC & Opalis

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